
Et aurait envoyé ses deux neveux, Bellovèse et Sigovèse, l'un en Italie, l'autre en Orient, fonder l'Empire gaulois qui, un siècle plus tard, s'étendait sur la Grande-Bretagne, l'Europe centrale (sauf la Suisse), l'Italie du Nord et la plus grande partie du Danube. Avant la Guerre des Gaules, les Bituriges auraient été les clients des Éduens et un contingent de Boïens aurait été installé sur leur territoire.
Leurs principales richesses provenaient de l'élevage et des mines de fer qui leur avaient amené richesse et prospérité. Ils furent vaincus à Genabum (Orléans) par César. Vercingétorix les poussa à pratiquer la technique de la terre brûlée. Ils détruisirent ainsi plus de vingt oppida, mais refusèrent le même sort à leur capitale, Avaricum (Bourges). César vint assiéger l'oppidum, défendu par trente mille Bituriges et dix mille alliés. La ville fut prise et incendiée, huit cents soldats seulement purent s'échapper, tandis que la garnison et la population étaient massacrées. César y trouva des réserves abondantes qui lui permirent de passer l'hiver et de préparer la campagne du printemps suivant.Néanmoins, les Bituriges auraient encore fourni un contingent de douze mille hommes à l'armée de secours de la coalition gauloise, lors du siège d'Alésia. Au début de 51 avant J. César conduisit une nouvelle campagne chez les Bituriges qui se soumirent très rapidement. Quelques semaines plus tard, ils intervinrent auprès de César pour lutter contre les Carnutes.
I, 18 ; VII, 5, 8, 9, 11-13, 15, 21, 29, 75, 90, VIII, 2, 3, 4, 11. Kruta : 68-70, 145, 186-187, 212-213, 240, 334, 344, 360.
